Histoire du chocolat

Le nom savant du cacaoyer est d’origine grecque : Théobroma qui signifie « nourriture des Dieux ».

 

L’histoire du cacao a commencé il y a bien longtemps. En effet, les Indigènes ont été les premiers à cultiver diverses espèces de cacaoyer.


Les Aztèques ont extrait des fèves de cacao une boisson qu’ils ont une première fois offerte à Christophe Colomb en 1502. Celui-ci, trouvant la boisson amère et épicée, n’y portera aucun intérêt.

En 1519, ils offrirent cette même boisson à Hernan Cortes, chef des Conquistadores, qui – à son tour – fût surpris de son goût étrange et amer. En effet,  le chocolat à la mode aztèque ressemble à une bouillie épaisse composée de fèves de cacao, piment, gingembre et miel.

 

Les Espagnols modifient cette boisson au goût sauvage en ajoutant de l’ambre gris, du musc, du sucre et en remplaçant le piment par de la vanille.

 

Hernan Cortes, ayant constaté les effets stimulants de ces fruits inconnus, envoya des fèves de cacao à son roi, Charles Quint, avec toutes les indications pour leur préparation. Il n’imaginait certainement pas qu’il avait fait ainsi, à la vieille Europe, un cadeau qui valait les métaux les plus rares et les pierres les plus recherchées.

 

Charles Quint trouva le nouveau breuvage fort à son goût et envoya aussitôt un messager à Vienne pour le faire connaître à sa famille autrichienne.

 

Il faut pourtant attendre 1615 pour que le chocolat fasse une entrée remarquée en France avec l’arrivée d’Anne d’Autriche (fille du roi d’Espagne, qui se marie avec Louis XIII).

 

En 1660, le cacao est introduit en Martinique par Marie Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV. Elle avait deux passions, le roi et le chocolat.

 

A Versailles, on sert le chocolat tous les lundis, mercredis et jeudis dans les salons de la Cour.

 

Louis XIV permet à David Chaillou d’ouvrir sa première boutique à Paris, rue de l’arbre sec, et de vendre une composition nommée « chocolat ».

 

La mode du chocolat s’amplifie sous Louis XV. On prête alors au chocolat de nombreuses vertus et pouvoirs. D’ailleurs, dans le milieu scientifique, la plupart des botanistes et médecins reconnaissent au chocolat des vertus digestives et des propriétés dynamisantes.

 

En Italie, Jérome Benzoni et François Carletti contribuèrent à faire connaître les propriétés thérapeutiques du cacao.

Au XVIIIème siècle, on révèle le principe actif de la fève de cacao, la théobromine.

 

La première fabrique de chocolat solide fût installée à Turin. C’est là que le Suisse Gailler découvrit le secret de la fine pâte de cacao. La technique moderne a contribué à populariser l’usage du cacao.

 

Rappelons que c’est en 1778 que le Français Doret inventa une machine hydraulique qui broyait la pâte du cacao et y mélangeait le sucre et la vanille. Cette découverte a rendu les plus grands services à un grand nombre de chocolatiers.